Idéologie × position envers l'UE

À retenir : En 2019, euroscepticisme et positionnement à droite (ou TAN) sont fortement corrélés — les partis d'extrême droite forment un cluster cohérent en bas à droite des deux graphes, tandis que les partis verts et sociaux-démocrates se regroupent en haut à gauche.

Année
Comment lire — Gauche-Droite × UE
  • Choisissez une année et un pays avec les sélecteurs ci-dessus — les deux graphes se mettent à jour simultanément
  • La taille des bulles représente le score électoral du parti (part des voix obtenue à sa dernière élection)
  • Cliquez sur la légende pour masquer/afficher les familles politiques

Exemple : En 2019 en France, le RN se positionne très à droite et très eurosceptique, tandis que LREM occupe le centre et affiche un soutien fort à l'intégration européenne.

Comment lire — GAL-TAN × UE
  • GAL (Green/Alternative/Libertarian) vs TAN (Traditional/Authoritarian/Nationalist)
  • Même sélecteurs année/pays que le graphe précédent

Exemple : En 2019, les partis Verts européens combinent une position GAL forte et un soutien élevé à l'UE, tandis que les partis nationalistes comme le RN affichent un score TAN élevé et un fort euroscepticisme.

Évolution des partis français

À retenir : Sur 20 ans, le clivage pro/anti-UE s'est renforcé en France. Le PS et les partis du centre restent stables et pro-européens, tandis que le FN/RN a progressivement adouci son euroscepticisme radical sans rejoindre le camp pro-UE.

Comment lire ce graphique
  • Chaque courbe suit la position d'un parti français envers l'intégration européenne, à chaque vague de l'enquête depuis 1999
  • Échelle : 1 = Fortement opposé, 4 = Neutre (ligne plus marquée), 7 = Fortement en faveur
  • Les partis qui ont changé de nom sont suivis sur une même courbe (FN → RN, RPR → UMP → LR…) ; l'infobulle donne le nom exact à chaque vague
  • Cliquez sur un parti pour le masquer ou l'afficher ; « Voir les petits partis » ajoute les autres partis de l'enquête

Exemple : De 1999 à 2024, le PS est resté stable et pro-européen (score autour de 5-6), tandis que le FN/RN a légèrement évolué vers un euroscepticisme moins radical, passant d'un score d'environ 1 à 2,2 en 2024.

Dispersion des partis par famille

À retenir : Contrairement aux idées reçues, les Conservatives sont la famille la plus dispersée — certains partis sont proches des Verts sur la question européenne, d'autres frôlent l'extrême droite. La Radical Right est en revanche remarquablement homogène dans son euroscepticisme.

Comment lire ce graphique
  • Chaque point représente un parti politique européen — sa position verticale indique son degré d'euroscepticisme
  • Le trait horizontal indique la moyenne de la famille
  • Cliquez sur une année pour voir la transition animée
  • Survolez un point pour identifier le parti et son pays

Exemple : En 2019, le cluster Radical Right est très concentré sous la ligne Neutre, alors qu'en 1999 la dispersion était plus grande — signe d'une homogénéisation idéologique de la droite radicale sur 20 ans.

Année

Position des gouvernements envers l'UE

À retenir : Le Royaume-Uni et la Hongrie illustrent deux trajectoires eurosceptiques distinctes : le RU glisse progressivement vers l'anti-UE de 1999 à 2019, tandis que la Hongrie bascule abruptement après 2010 avec l'arrivée d'Orbán. Les cellules marquées ★ signalent des moments politiquement clés.

Comment lire ce graphique
  • Chaque cellule représente la position moyenne pondérée des partis au gouvernement envers l'intégration européenne
  • Couleur rouge = gouvernement anti-UE, vert = gouvernement pro-UE (échelle 1–7)
  • ★ indique une cellule avec un contexte politique notable — survolez pour le détail
  • Survolez une cellule pour voir la valeur exacte et les partis concernés

Exemple : Le Royaume-Uni présente une position gouvernementale en baisse constante de 1999 à 2019, passant du vert au rouge — reflet du glissement eurosceptique au sein des gouvernements successifs avant le Brexit.

Note : la vague 2024 n'apparaît pas encore — la variable de participation gouvernementale (govt) n'est pas encore publiée par Chapel Hill pour cette vague. Elle sera ajoutée dès sa mise à jour par CHES.

Poids électoral des familles politiques

À retenir : Entre 1999 et 2024, la part électorale des Socialists recule significativement en Europe, tandis que la Radical Right et les Liberals progressent. Cette recomposition illustre la montée du vote protestataire et la fragmentation des systèmes partisans.

Comment lire ce graphique
  • Chaque couche représente la part des votes cumulés attribuée à une famille politique à travers l'UE
  • La hauteur de chaque couche indique son poids relatif dans l'espace politique européen
  • Survolez une couche pour identifier la famille
  • Les parts sont calculées à partir des scores nationaux de chaque parti : chaque pays compte autant, quel que soit son nombre d'électeurs (Malte pèse autant que l'Allemagne)

Exemple : La couche Radical Right (rouge foncé) s'élargit nettement entre 2006 et 2024, illustrant la montée des partis nationalistes en Europe.

Face à la Russie : défense ou diplomatie ?

À retenir : Contrairement à l'euroscepticisme, la position face à la Russie ne recoupe pas l'axe gauche-droite classique : la droite radicale et la gauche radicale privilégient toutes deux le commerce et la diplomatie, tandis que le centre libéral défend le plus nettement l'investissement dans la défense.

Comment lire ce graphique
  • Nouvelle question posée pour la première fois dans la vague CHES 2024 — pas d'historique disponible avant cette date
  • Axe vertical : la politique que le parti souhaite pour l'Europe face à la Russie, de 0 = « investir davantage dans la défense face à l'agression russe » à 10 = « investir davantage dans le commerce et la diplomatie avec la Russie »
  • La taille des bulles représente le score électoral du parti (part des voix obtenue à sa dernière élection)
  • Cliquez sur la légende pour masquer/afficher les familles politiques

Exemple : En France en 2024, le RN (7,7) et le PCF (5,5) penchent tous deux vers le commerce et la diplomatie malgré leur opposition sur l'axe gauche-droite, tandis que Renaissance (1,3) est le parti le plus favorable à l'investissement dans la défense.

Profil des familles politiques

À retenir : Sur les droits des femmes et le climat, les familles s'ordonnent selon l'axe gauche-droite classique. Face à la Russie, cet axe ne fonctionne plus : la gauche radicale et la droite radicale sont les plus favorables au commerce et à la diplomatie plutôt qu'à l'investissement dans la défense.

Comment lire ce graphique
  • Chaque point = la note moyenne des partis d'une famille politique, de 0 à 10, sur une question nouvelle de la vague 2024
  • Le sens de l'échelle est indiqué sous chaque graphique : par exemple, pour la Russie, 0 = « investir dans la défense face à l'agression russe », 10 = « investir dans le commerce et la diplomatie avec la Russie »

Attention : cette moyenne n'est pas pondérée par le poids électoral des partis — chaque parti compte à égalité, qu'il pèse 1% ou 25% des voix. Face à la Russie par exemple, la gauche radicale affiche la moyenne la plus élevée, mais le nuage de points de la section précédente peut donner une impression différente : la droite radicale y est beaucoup plus visible, avec deux fois plus de partis et certains très gros électoralement.

Dérive démocratique

À retenir : Le lien avec l'axe gauche-droite est net et progressif, mais un décrochage spectaculaire distingue la Radical Right — elle affiche un score de concentration du pouvoir exécutif et de recul de l'indépendance judiciaire deux fois plus élevé que toute autre famille.

Comment lire ce graphique
  • Nouvelles questions posées pour la première fois dans la vague CHES 2024 — pas d'historique disponible avant cette date
  • Un score élevé sur les deux axes indique une position favorable à la concentration du pouvoir exécutif et à une réduction des contre-pouvoirs judiciaires
  • La taille des bulles représente le score électoral du parti (part des voix obtenue à sa dernière élection)
  • Cliquez sur la légende pour masquer/afficher les familles politiques

Exemple : en Hongrie, le Fidesz-KDNP culmine à 9,5 sur la concentration du pouvoir exécutif et 8,4 sur le recul de l'indépendance judiciaire, très loin devant les partis d'opposition comme Momentum ou Tisza, proches de 0 sur ces deux dimensions.